Pariser Programm / Programme Parisien

DE:

Wo rätselnde und fragende Philosophie war, soll ein, realer, in der Welt befindlicher Wahrheitprozess werden. So erfüllt sich die Philosophie in den Wahrheiten, am Tageslicht der Zeit, in der sie lebt, und kann als Leiter abgelegt werden.

Die Entleerung der Philosophie um ihre Inhalte, Ontologie, Axiologie und andere „Disziplinen“ ist ein bloßes Werkzeug der Liminal-Philosophie gewesen, letztlich eine Extrapolation von Badious metaontologischer General-These Ontologie=Mathematik, mit welcher sich die Philosophie ihrer Grunddisziplin entledigt. Aber hier kann weiter fortgeschritten werden. Alle Kardinalaufgaben der Philosophie erlauben diese Externalisierung in einen äußeren Wahrheitsprozess. Damit wird die Philosophie immer verdünnter, bis sie zuletzt selbst verschwindet und der Welt Raum gibt. Das ist der eigentliche philosophische Akt – die Selbstaufhebung als Philosophie, darin gleichzeitig sich selbst deutend und die Welt verknüpfend tätig.

  1. Ontologie, theoretische Philosophie = > Mathematik
  2. Axiologe, praktische Philosophie = > Politik
  3. Ästhetik = > Kunst
  4. Liebesnorm => Liebe

Mit dem geht einher, den Mathematikern, Gewerkschaftlern/Aktivisten, Künstlern und Liebenden den Raum zuzugestehen, der ihnen gewährt. Und ähnlich ist auch mit dem Begriff des Subjekts und der Wahrheit selbst zu verfahren. Im Kontrast hierzu steht die alte Auffassung der Philosophie als eines überlegenen Diskurses, wie in der klassischen Metaphysik von Aristoteles, zu Descartes, Leibniz, Spinoza, über Kant bis Hegel, oder – noch übler, die einer in sich bleibenden rätselnden Bewegung, wie bei Heidegger.

Die so entworfene Welt erlaubt es, über die zugrunde liegenden Gefühle eine neue Rechenschaft abzugeben. Das letzte Ziel der Philosophie ist die Exposion eines eines übergreifenden Sinns und so die letzendlich die auch Verursachung angemessenen Gefühls gegenüber der vorliegenden Zeit, ihr Effekt, im Lichte der exponierten Wahrheitsprozesse, das ist das angemessene generelle Gefühl einer vollwertigen und emphatisch wissenschaftlichen, politischen, ästhetischen und liebenden Weltsicht. Diesen Aspekt mag man Unsinn nennen, und doch ist dies ein Teil des Kerns der Philosophie, in der sie auch ihren höchsten Zweck, der der Orientierung erfüllt. Letztlich ist der Mensch ein Tier, und wenn auch die Wahrheit immer darüber hinausschreiten wird, so wird muss es in die Sprache dieses Tiers zurückübersetztbar sein, wenn es auch nicht darin aufgehen kann und darf. Damit ist sie eine Art Überbrückung zweier gegensätzlicher falscher Strebungen, die isoliert voneinander in den Trug führen.

Die Kunst bleibt in diesem emotionalem Effekt, und kann daher, als Philosophie erhoben, oft Trug enthalten; die Wissenschaft und analytische Philosophie, wie sie bei Carnap exemplifiziert wird, ignoriert sie; damit bleiben beide Sphären isoliert, und es verwundert auch nicht, dass sie sich in dieser Hinsicht herrlich vertragen, sie intervenieren nicht ineinander. Horkheimer und Adorno haben in dieser Recht damit, dass die Beschränkung der Philosophie auf logische Exposition den Faschismus den Boden bereitete. Nur in der sinnvollen Überbrückung liegt die wahre Chance.

30. Okt. 2025

Überarbeitung und Übersetzung 23.3.2026

FR:

Là où il y avait une philosophie énigmatique et interrogative, un processus de vérité réel, situé dans le monde, doit advenir. Ainsi, la philosophie s’accomplit dans les vérités, à la lumière du jour de son époque, et peut être déposée comme un guide devenu inutile.

La vidange de la philosophie de ses contenus — ontologie, axiologie et autres « disciplines » — n’a été qu’un outil de la philosophie liminale, en fin de compte une extrapolation de la thèse méta-ontologique générale de Badiou, selon laquelle l’ontologie équivaut aux mathématiques, par laquelle la philosophie se défait de sa discipline fondamentale. Mais on peut aller plus loin. Toutes les tâches cardinales de la philosophie permettent cette externalisation dans un processus de vérité extérieur. Ainsi, la philosophie devient de plus en plus diluée, jusqu’à disparaître finalement et à laisser place au monde. Tel est l’acte philosophique véritable : l’auto-abolition en tant que philosophie, agissant simultanément comme interprétation de soi et comme lien avec le monde.

Ontologie, philosophie théorique → Mathématiques
Axiologie, philosophie pratique → Politique
Esthétique → Art
Norme de l’amour → Amour

Cela implique d’accorder aux mathématiciens, aux syndicalistes/activistes, aux artistes et aux amoureux l’espace qui leur revient. Il en va de même pour les concepts de sujet et de vérité eux-mêmes. À l’opposé se trouve l’ancienne conception de la philosophie comme discours supérieur, comme dans la métaphysique classique d’Aristote, de Descartes, Leibniz, Spinoza, en passant par Kant jusqu’à Hegel, ou — pire encore — celle d’un mouvement énigmatique restant en soi, comme chez Heidegger.

Le monde ainsi conçu permet de rendre compte des sentiments sous-jacents d’une nouvelle manière. Le but ultime de la philosophie est l’exposition d’un sens global et, en fin de compte, la production d’un sentiment adéquat face au temps présent, son effet, à la lumière des processus de vérité exposés : c’est le sentiment général approprié d’une vision du monde scientifique, politique, esthétique et amoureuse, pleine et emphatique. On pourrait qualifier cet aspect d’absurde, et pourtant, il fait partie du cœur de la philosophie, dans lequel elle accomplit aussi sa plus haute finalité, celle de l’orientation. En définitive, l’homme est un animal, et bien que la vérité doive toujours le dépasser, elle doit pouvoir être retranscrite dans le langage de cet animal, sans pour autant s’y réduire ni s’y limiter. Ainsi, la philosophie devient une sorte de pont entre deux aspirations opposées et erronées, qui, isolées, mènent à l’illusion.

L’art reste dans cet effet émotionnel et, élevé au rang de philosophie, peut souvent contenir de l’illusion ; la science et la philosophie analytique, telles qu’exemplifiées par Carnap, l’ignorent ; ainsi, les deux sphères restent isolées, et il n’est pas surprenant qu’elles s’entendent à merveille sur ce point, puisqu’elles n’interviennent pas l’une dans l’autre. Horkheimer et Adorno ont raison de dire que la restriction de la philosophie à l’exposition logique a préparé le terrain au fascisme. La véritable chance réside dans un pontage sensé entre ces deux sphères.

30 oct. 2025
Révisé et traducté le 23 mars 2026



Posted

in

by

Tags:

Comments

Hinterlasse einen Kommentar