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Was bedeutet es eigentlich, das Kapitalozän zu denken?
Das Allerkonkreteste der heutigen Zeit zu sehen, heißt auch, es in einem Feld verschiedener Möglichkeiten greifen zu können, das heißt, aus einer Übersicht heraus, in dem es neben verschiedenen Möglichen anderen Ausgängen abhebbar ist.
So doch zunächst eine theoretische Eröffnung der eigenen Lage, das ist eine Feststellung dessen, was ist, worin wir hineingeraten oder geworfen sind. Und damit doch eine Begegnung der existenziellen Angst, des Nebels der Orientierungslosigkeit, in welchem eine Entscheidung zugunsten der größtmöglichen Antizipation konsistenter Existenz getroffen werden muss – die erste Entscheidung im mathematischen Meer formaler axiomatischer Systeme. Das Mehr, das viel mehr ist der Weg der Aufklärung, und wenn von diesem kühnen Punkt her das Seiende in seinen formalen Charakteristika reiner Extension aufgeschossen wird, so folgt bald die Möglichkeit, sich diese Vielheit an Erdenklichkeiten unter verschiedenen Modi anzusehen, von den elementaren Mengen, zu den Topologien, Algebra und Ordnungen, dann auch der Analysis und der Stochastik, in denen sich die philosophischen Kategorien des Dinges an sich, der Anschauung, der Permutation, der Ordnung, der Kausalität und Wechselwirkung und dann auch des unvollständigen Wissens, also der subjektiven Unzulänglichkeit gegenüber den vielen Möglichen ausgängen. Dies ist nur der Bruchteil eines Auschnitts dieser Welt mathematischer Existenz.
In den Differenzialgleichungssystemen findet sich aber jedes erdenkliche Naturgesetz, und so die Möglichkeit, verschiedene mögliche physikalische Welten zu denken, gesättigt in unterschiedlicher qualitativer Fülle. Damit ist die Welt der materialen Ontologien erreicht, die in ihrer eidetischen Form den Physikern als Gegenübestellung zur wirklichen Welt dienen, die natürlich auch eine eidetische Gestalt ist. Die Entscheidung zu dieser einen Welt, die typischerweise von Leibniz der göttlichen Wahl des besten zugeschrieben wird, ist der nächste Schritt, an welchen sich die empirische Begutachtung unseres Universums anschließt, mit den verschiedenen größeren und kleineren Strukturen, Galaxien, Sternen, Planeten, Chemischen, gashaften und kristallinen Strukturen, bis hin zur Erde, in denen sich die Überleitung in die anderen Wahrheiten findet. Und die aufschließende Wissenschaft hier ist dann zuletzt die Klimaforschung. Sie ist die „Wahrheit“ der unsrigen Welt und Existenz als Menschen, denn sie zeigt die einzige bewohnbare Welt und die in ihr stattfindenden Interaktionen, Wechselwirkungen und Machtkämpfe; in ihr und in der Geschichte der Klimaforschung zeigt sich die wechselseitige Macht, Verantwortung und Schuldigkeit gegeneinander.
Gegen diese Wahrheit findet sich dann das Leben der vielen Menschen vor, die sich in unterschiedlicher Nähe und Distanz zu dieser Einsicht finden, von der Missachtung in der tagtäglichen Erfahrung von Stress, Alltag, Familien- und Karrieresorgen, Reichtum und Elend, dem Infotainment der staatlichen, privaten und sozialen Medien, zu den unendlichen Verwindungen falscher Informationen, die sich hier anschließen und noch tiefer von der Wahrheit wegführen; all diese Scheinwelt ist eingebettet in die wahre Welt, von ihr abhängig, aber in unterschiedlichem Maße ihrer bewusst, wenn sie nicht direkt verdreht und verunstaltet wird, durch Täuschung und Selbsttäuschung.
FR: Que signifie donc penser le Capitalocène ?
Voir ce qu’il y a de plus concret dans notre époque, c’est aussi pouvoir le saisir dans un champ de possibilités variées, c’est-à-dire, à partir d’une vue d’ensemble, le distinguer parmi d’autres issues possibles.
C’est d’abord une ouverture théorique de notre propre situation, une constatation de ce qui est, de ce dans quoi nous sommes tombés ou jetés. Et donc aussi une rencontre avec l’angoisse existentielle, le brouillard de la désorientation, dans lequel une décision doit être prise en faveur de l’anticipation la plus grande possible d’une existence cohérente – la première décision dans la mer mathématique des systèmes axiomatiques formels. Le « plus », qui est bien plus, est la voie des Lumières, et si, à partir de ce point audacieux, l’étant est projeté dans ses caractéristiques formelles de pure extension, alors vient bientôt la possibilité de considérer cette multiplicité de pensées sous différents modes : des ensembles élémentaires aux topologies, à l’algèbre et aux ordres, puis aussi à l’analyse et à la stochastique, dans lesquelles se retrouvent les catégories philosophiques de la chose en soi, de l’intuition, de la permutation, de l’ordre, de la causalité et de l’interaction, et enfin de la connaissance incomplète, c’est-à-dire de l’insuffisance subjective face aux nombreuses issues possibles. Ceci n’est qu’une infime partie d’un fragment de ce monde de l’existence mathématique.
Dans les systèmes d’équations différentielles, on trouve chaque loi naturelle concevable, et donc la possibilité de penser différents mondes physiques possibles, saturés de différentes richesses qualitatives. Ainsi est atteint le monde des ontologies matérielles, qui, sous leur forme eidétique, servent aux physiciens de contrepoint au monde réel, qui est naturellement aussi une figure eidétique. La décision pour ce monde unique, que Leibniz attribue typiquement au choix divin du meilleur, est l’étape suivante, à laquelle s’ajoute l’examen empirique de notre univers, avec ses différentes structures, grandes et petites, galaxies, étoiles, planètes, structures chimiques, gazeuses et cristallines, jusqu’à la Terre, où se trouve la transition vers les autres vérités. Et la science qui ouvre ici la voie est enfin la recherche climatique. Elle est la « vérité » de notre monde et de notre existence en tant qu’êtres humains, car elle montre le seul monde habitable et les interactions, les interrelations et les luttes de pouvoir qui s’y déroulent ; en elle et dans l’histoire de la recherche climatique se révèlent le pouvoir, la responsabilité et la dette réciproques.
Face à cette vérité se dresse la vie de nombreux êtres humains, qui se trouvent à des degrés divers de proximité ou de distance par rapport à cette prise de conscience, de l’ignorance dans l’expérience quotidienne du stress, du quotidien, des soucis familiaux et professionnels, de la richesse et de la misère, de l’infotainment des médias publics, privés et sociaux, aux innombrables distorsions de fausses informations qui s’y ajoutent et éloignent encore davantage de la vérité ; tout ce monde apparent est enchâssé dans le monde réel, en dépend, mais en a conscience à des degrés divers, quand il n’est pas directement déformé et défiguré par la tromperie et l’auto-illusion.
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